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Visite d'une mûrisserie de banane

Quand on m’a proposé d’aller visiter une mûrisserie de bananes à Rungis, ma curiosité l’a emporté sur mon planning de travail : « avec plaisir » ai-je répondu !

Mardi matin, arrivée à Rungis pour trouver l’allée A7…à près de 2 km de l’arrêt du bus. Ça se mérite une visite.

L’immense entrepôt Fruidor : ouf !

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Petite blouse hygiénique enfilée et c’est parti.

Le directeur nous raconte le parcours des bananes de leur cueillette à leur livraison dans les supermarchés. Fruidor ne distribue ses bananes QUE pour les grandes et moyennes surfaces ainsi que les collectivités (restaurants d’entreprises).

La majorité des bananes provient de Guadeloupe et Martinique par bateaux et les camions Fruidor les récupèrent à Dunkerque toutes les semaines. Les bananes Bio viennent de République Dominicaine et du Pérou. 

Ensuite les bananes arrivées vertes sont conservées à Rungis pour l’étape de mûrissage. Elles sont réparties et stockées dans des sortes de grands garages fermés où la température est très contrôlée : entre 13 et 16 degrés, ni plus ni moins. Ce sont en quelque sorte des « couveuses pour bananes » nous indique le directeur.

Il faut compter entre la cueillette et le départ de Rungis 3-4 semaines environ.

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Première surprise de la visite, les bananes restent dans leurs cartons et même dans leur papier plastique « polybag » pour maintenir l’humidité !

Les trous des cartons ne servent pas seulement à les transporter mais avant tout à créer une aération pour les fruits.

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Deuxième surprise, il faut « réveiller » les bananes à leur arrivée à la mûrisserie. De l’éthylène est diffusé pendant 2-3 h : il s’agit d’un gaz volatile que la banane (et d’autres fruits) secrète naturellement. Elle va ainsi se remettre du voyage et poursuivre ensuite sa propre sécrétion de gaz pour mûrir toute seule…

La sonde permet de vérifier la température de la banane pour une bonne évolution.

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Et oui, car elle arrive « verte » et doit devenir à peine jaune. Cette couleur numérotée sur une échelle de 2 à 7 est extrêmement surveillée pour que la banane soit apte à quitter la mûrisserie ! Le chiffre fait partie du cahier des charges des acheteurs, qui peut refuser une livraison si le chiffre est dépassé.

 

 

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« Il faut 3 ans pour devenir mûrisseur » nous révèle le directeur. Pour surveiller nos belles bananes, ils sont 3 sur le site à se relayer 24 h/24 pour sonder chaque jour l’évolution des fruits. De vrais bébés !

Lorsque ces belles demoiselles sont prêtes, la livraison n’attend pas : sortie de la pouponnière, elles vont délicatement être réparties sur les chaînes de distribution, pesées et si besoin mises en sachets avec le moins de choc possible (sinon, poubelle !). « Il y a environ 1,5 % perte (chocs) dans mûrisserie et 8% en magasin ! » selon le directeur.

Deux heures plus tard, les magasins sont livrés.

Cela représente 700 palettes par jour et 35000 tonnes de bananes par an pour les 35 employés de Fruidor.

Quand on aime on ne compte pas !

         Pour en savoir plus sur les atouts nutritionnels de la banane...

 

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